à propos... (le fil #13)

.le fil #13 : à propos, ne pas louper à Avignon cet été, la lecture de Pierre Guyotat le 20 juillet, faite par l'auteur himself. Un truc rare qui nous rafraîchira les neuronnes et nous changera de la rigueur, justement, en vigueur jusque chez nos cul-serrés d'écrivaillons franchouillards encensés ici ou là quand un auteur aussi immense que Pierre Guyotat est toujours introuvable au rayon idoine de la Fnac. Monsieur Pinault a raison de vendre : tout fout le camp. Sera bien mieux dans ses nouveaux quartiers de la Dogana plutôt que dans ce Carrefour pour enseignants qu'est devenue la Fnac...

Good times, bad times : c'est la Rigueur

.Le fil #12. C'est la rigueur, un truc nouveau qui désormais va servir d'alibi à la démolition en règle de tous nos acquis, et pas seulement sociaux : la rigueur est en cour, chez Zapatero, ici, et même chez Berlusconi (Et la cour de Berlusconi, c'est encore mieux que celle de notre omniprésident à nous). La rigueur est désormais européenne, c'est même le seul truc de réellement européen, non ? Malheureusement, c'est un plat que l'on nous sert déjà depuis un certain temps dans la culture aussi. Air du temps, toujours être à la pointe du mouvement... Pendant ce temps, plongeons-nous donc avec délices dans le dernier film de JLG, par exemple, ou encore allons jeter un coup d'oeil cet été sur la dernière créa d'Alain Platel.

l'argent (des autres)... le fil #11

.Le fil #11 : Bon. Une suite à 1500 euros pour loger une semaine le président de région et sa femme pendant le festival de Cannes ? Sans compter  la limousine  avec chauffeur, petits fours et cie . Et les invités : ont tous droit à la chambre au Martinez ou au Magestic, les invités (maintenant, la moindre figurante dans un microfilm de seconde main a droit à une invit de Vauzelle). Franchement, alors que les artistes et les compagnies crèvent de ne plus toucher un rond  de la Région Paca (c'est la rigueur, mon ami, la riiigueur !), celle-ci ne pourrait elle mieux employer son (!) fric qu'en le dilapidant dans de la "représentation institutionnelle" sur un festival qui n'est plus guère qu'une vitrine de l'industrie mediatique et plus du tout une fête du cinéma, du vrai j'entends ? Jean-luc, qu'est-ce que tu fous là bas à t'emmerder (dixit u) dans cette foire à partouzes avec starlettes ?